Macron promettait de dépasser la gauche et la droite. En 2026, le RN a gagné des sièges et imposé ses thèmes au débat public, la droite comme la gauche se déchirent, et la Ve République craque aux coutures. Que retiendront les livres scolaires de cette décennie ?
Trump, Brexit, Hollande, Macron, RN : toutes les déceptions politiques ne se ressemblent pas. Parfois une promesse est trahie ; parfois elle est appliquée et l’on découvre surtout ce qu’on avait préféré ne pas regarder.
La PaduTeam demande à la gauche de se critiquer elle-même. Ce dossier prend ce principe au sérieux et confronte ses critiques de Viktorovitch, Trotski, du NPA, de Philippe Poutou et de certaines sociétés sans État aux preuves qu’elle mobilise.
Pourquoi les références historiques d’Éric Zemmour se convertissent-elles si facilement en brevet de sérieux, quand celles de Jean-Luc Mélenchon deviennent un « cours magistral » et celles de Benoît Hamon une marque de pédanterie ou de décalage ?
Depuis le tournant opéré par Marine Le Pen autour de 2010, le Front national puis le Rassemblement national ont appris à présenter les personnes homosexuelles comme des populations à protéger face à l’islamisme, à l’immigration ou à l’insécurité. Quinze ans de sondages, de votes parlementaires et d’expériences municipales permettent désormais de confronter cette stratégie à un bilan plus concret — sans réduire l’électorat LGBTQI à un bloc, ni prétendre prédire ce que ferait demain un gouvernement RN.
Le complotisme n’est pas une idéologie d’extrême droite, et la plupart des travaux disponibles ne permettent pas de raconter une conversion mécanique de l’un vers l’autre. Ils montrent en revanche des affinités, des passerelles et des trajectoires où une même grammaire du soupçon — élites cachées, institutions coordonnées, groupe menacé, communauté de « lucides » — peut rendre certaines propositions de l’extrême droite beaucoup moins étrangères.
Tolérer, financer indirectement ou instrumentaliser un adversaire parce qu’il paraît utile contre un autre n’est pas la même chose qu’organiser ses crimes. C’est précisément ce qui rend l’histoire des « ennemis utiles » intéressante.
Le mot « terroriste » peut désigner une qualification juridique, une catégorie administrative, une description d’actes ou une arme de propagande. Mélanger ces usages ne rend ni l’histoire ni les victimes plus compréhensibles.
On entre dans un meeting pour savoir comment seront financées les écoles, les hôpitaux, les retraites ou la transition écologique, et on en ressort parfois avec l’impression d’avoir assisté à une conférence sur la confiance en soi.