Le droit au blasphème est universel en principe. Dans les corpus examinés, ses controverses médiatiques contemporaines se concentrent pourtant davantage sur l’islam. L’article suit ensuite le glissement possible de la critique d’une croyance vers le soupçon porté sur un groupe.
Vitrines, poubelles, distributeurs, bassines, LBD, grenades et matraques finissent souvent sous le même mot : « violences ». Le problème n’est pas seulement lexical. Ce mélange permet de raconter la force policière comme une simple réponse à une violence déjà commencée.
Depuis le tournant opéré par Marine Le Pen autour de 2010, le Front national puis le Rassemblement national ont appris à présenter les personnes homosexuelles comme des populations à protéger face à l’islamisme, à l’immigration ou à l’insécurité. Quinze ans de sondages, de votes parlementaires et d’expériences municipales permettent désormais de confronter cette stratégie à un bilan plus concret — sans réduire l’électorat LGBTQI à un bloc, ni prétendre prédire ce que ferait demain un gouvernement RN.
Dans une conversation, un mot peut être approximatif, ironique ou polysémique. Dans une loi pénale, le même confort devient beaucoup plus dangereux : le mot finit par décider de ce qui peut conduire devant un tribunal.